Le syndrome du coeur et la parapharmacie

Chaque année, en France, 180 000 personnes meurent de maladies cardiovasculaires. Les facteurs de risque cardiovasculaires sont identifiés (tabac, alcool, hypertension, cholestérol, sédentarité, diabète). Mais au-delà, l’explication la plus logique à la progression des accidents cardiovasculaires paraît être l’existence d’un événement encore mal connu et appelé le « syndrome métabolique ». En effet, une forte corrélation existe entre le syndrome métabolique et les risques de maladie coronarienne ou de diabète de type 2.

Définition du syndrome métabolique

Ces dernières années, la médecine s’est de plus en plus intéressée à la relation existant entre l’intolérance au glucose et divers troubles métaboliques tels que l’obésité, les dyslipidémies et l’hypertension : voir le guide de la parapharmacie Parapharmaonline. Le syndrome métabolique se définit par la présence simultanée d’au moins trois des cinq éléments suivants chez un même patient :
– un taux de glucose à jeun élevé,
– une surcharge pondérale (tout particulièrement abdominale),
– un taux de triglycérides sanguins élevé,
– une tension artérielle augmentée,
– un faible taux de cholestérol HDL (le « bon » cholestérol).

L’installation de l’insulino-résistance

Le surpoids, l’augmentation du cholestérol, la sédentarité entraînent une augmentation de la graisse au niveau des organes internes et affectent la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang).

L’ingestion de sucres simples se traduit par une arrivée rapide de glucose dans le sang, ce qui provoque une sécrétion d’insuline par le pancréas. Le rôle de cette hormone est de permettre l’utilisation du glucose lié à la souplesse des articulations, qui joue le rôle de carburant, par les cellules de l’organisme et ainsi de faire baisser la glycémie.

L’excès de graisse, surtout au niveau du ventre, entoure les organes situés à l’intérieur de l’abdomen et provoque une résistance des tissus à l’action de l’insuline. Ce phénomène, appelé insulino-résistance, entraîne une sécrétion accrue d’insuline par le pancréas. Chez certains individus prédisposés s’ajoute une faiblesse de cet organe qui s’épuise et peine à produire davantage d’insuline face à l’augmentation de la glycémie. Par conséquent, le sang présente une concentration anormalement élevée de glucose : c’est la phase d’intolérance au glucose.

 

Les conséquences du syndrome métabolique sur l’organisme

Il existe une forte corrélation entre le syndrome métabolique et les risques de maladie coronarienne (la probabilité de survenue d’un accident cardiovasculaire peut être multipliée par 3) ou de diabète de type II. Ce syndrome est le reflet de l’installation d’une insulino-résistance qui se répercute sur tout l’organisme et sur les articulations, avec notamment une accélération de l’athérosclérose et des complications cardiovasculaires (cœur, rein, rétine, cerveau).

Le diabète de type II ou « diabète gras », précédé de la phase d’intolérance au glucose, représente 90 % des cas de cette maladie. Celle-ci est encore appelée « diabète de la maturité » puisqu’elle survient souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Cette pathologie est due en grande partie à l’épuisement des cellules du pancréas par une alimentation trop riche. Le manque d’insuline empêche le bon passage du sucre depuis le sang vers les tissus. La glycémie reste alors à un niveau trop élevé après les repas.

Longtemps, le diabète est indolore et insidieux et il est en général diagnostiqué seulement cinq à dix ans après son démarrage. Le mauvais équilibre du diabète est responsable de complications dégénératives, dont la plus inquiétante est l’altération des parois des vaisseaux artériels et capillaires.

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